AfriquePar ZackDiplomatie

L’Iran élargit ses horizons en Afrique malgré les défis: Visite du président Raïs au Kenya, en Ouganda et au Zimbabwe

L’Iran cherche à renforcer ses liens avec les pays africains pour élargir ses horizons diplomatiques et économiques. En effet, ce pays a subi des années de mesures restrictives de la part des États-Unis. Les relations avec cet État ont donc été largement isolées pendant de nombreuses années.

L’Iran veut nouer de nouvelles relations

Toutefois, les Iraniens, par le biais de leur président, aspirent désormais à changer la donne. Durant une visite fructueuse en Afrique, le président iranien Ibrahim Raïs a rencontré les chefs d’État du Kenya, de l’Ouganda et du Zimbabwe, scellant des accords stratégiques et renforçant les liens diplomatiques, politiques et économiques avec ces nations. Cette visite a été qualifiée de “nouveau tournant” dans les relations entre l’Iran et l’Afrique.

L’Iran veut prouver que contrairement à ce que se dit, il n’est pas isolé. C’est pourquoi, il a rétablit aussi sa relation diplomatique avec l’Arabie Saoudite et a normalisé ses relations tendues avec l’Egypte et le Maroc. Il aurait été conseillé par la Chine et la Russie. Il a donc décidé de s’associer avec les pays qui comme lui, sont sanctionnés par l’Occident.

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Sa coopération avec l’Ouganda dans le domaine pétrolier

L’Iran s’apprête à étendre son partenariat avec l’Ouganda

Ainsi, l’Iran qualifie l’Afrique de continent riche en opportunités et d’un marché prometteur pour les produits iraniens. Conscient de ce potentiel,  le pays souhaite offrir son expertise à l’Ouganda, notamment dans le domaine de l’exploration et du raffinage du pétrole. Ce dernier, en effet, a récemment découvert d’importantes réserves pétrolières le long de sa frontière avec la République démocratique du Congo.

Cependant, l’exploitation pétrolière en Ouganda est sujette à des préoccupations environnementales importantes, liées aux impacts potentiels sur la faune, la flore et les zones sismiques sensibles selon les Occidentaux. Ces considérations ont soulevé des inquiétudes quant à l’avenir des communautés locales vivant à proximité des sites de forage, avec près de 100 000 personnes susceptibles d’être affectées. L’Ouganda s’est vu donc refuser l’opportunité d’exploiter son propre pétrole.

Face aux réticences de l’Ouganda, l’Iran se montre enclin à devenir un partenaire fiable et responsable, déterminé à soutenir l’exploitation des ressources pétrolières dans un cadre durable. Cette approche marque un tournant dans les relations économiques entre l’Iran et l’Afrique, tout en suscitant des débats sur les choix politiques et économiques du Zimbabwe.

Par ailleurs, le président Raïs a exprimé des opinions fortes concernant les questions culturelles et sociétales, critiquant ouvertement l’occidentalisation et la promotion de l’homosexualité, soutenant qu’il s’agit d’une stratégie de l’Occident pour réduire la population mondiale. Ces déclarations soulèvent des réflexions sur les différences de valeurs entre l’Iran et certains pays occidentaux.

Sa coopération avec le Kenya et le Zimbabwe

Relations Kenya-Iran, Zimbabwe-Iran

 

 

 

 

 

Au Kenya, les discussions ont porté sur la coopération dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, les technologies et l’énergie. L’Iran envisage d’élargir les échanges commerciaux avec le Kenya et de diversifier les produits échangés, allant au-delà du thé, qui est actuellement le principal produit exporté vers l’Iran par le Kenya.

Au Zimbabwe, la coopération avec l’Iran porte sur des projets variés, notamment le développement de l’industrie des voitures électriques et la production de lithium, qui est un composant essentiel pour les batteries de ces véhicules.

Ce nouveau partenariat comporte des risques

Cette visite du président Raïs en Afrique témoigne de la volonté de l’Iran de renforcer ses relations avec le continent et de trouver de nouveaux partenaires dans un contexte international complexe. Les pays africains, quant à eux, cherchent à exploiter ces opportunités tout en équilibrant leurs relations avec l’Occident.

Cependant, cette coopération accrue avec l’Iran peut être vue comme un acte de défiance envers l’Occident, en particulier les États-Unis. Les pays africains doivent évaluer attentivement les risques et les opportunités liés à leur coopération avec l’Iran. S’associer à un pays sous sanctions peut entraîner des réactions de la part d’autres puissances mondiales qui peuvent amplifier les sanctions.

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