AfriquePar ZackDiplomatieRoyaume-Uni

Le Royaume-Uni met un terme à son projet controversé d’expulser des demandeurs d’asile vers le Rwanda

Au Royaume-Uni, un projet gouvernemental suscite une controverse : l’idée d’envoyer les migrants arrivant sur le territoire britannique au Rwanda. Initialement conçu pour endiguer l’immigration clandestine, ce plan a été jugé illégal par la Cour d’appel britannique. Malgré cela, le gouvernement conservateur dirigé par M. Rishi Sunak reste déterminé à poursuivre son combat pour mettre en place cette politique.

Le Rwanda jugé comme un pays qui n’est pas “sûr”

Le gouvernement britannique avait conclu un accord avec le Rwanda pour envoyer les migrants qui arrivaient en Angleterre en tant que passagers clandestins ou par petits bateaux. En échange, le Royaume-Uni devait payer au Rwanda une somme de 170 millions de dollars pour accepter ces personnes sur son territoire.

Le Royaume-Uni abandonne l’affaire

Le Rwanda, qui avait accepté l’accord avec le Royaume-Uni, exprime maintenant sa déception face à cette décision de la Cour d’appel. Le porte-parole du gouvernement rwandais a affirmé que leur pays était l’un des endroits les plus sûrs pour les demandeurs d’asile et qu’ils allaient examiner le jugement en détail pour prouver le contraire de ce que pense la Cour d’appel Britannique.

Le fait est que, de nombreux groupes de défense des droits de l’homme ont critiqué cette politique de transfert des migrants vers le Rwanda, la qualifiant d’immorale et inhumaine. Selon eux, la plupart des migrants traversant la Manche sont des personnes désespérées qui n’ont aucun moyen légal de venir au Royaume-Uni et il serait injuste de les envoyer dans un pays où ils ne veulent pas vivre. Par ailleurs, la Cour d’appel a jugé que le Rwanda ne pouvait pas être considéré comme un pays sûr pour les migrants. Ainsi, le projet du gouvernement britannique a été rejeté.

A Lire: Le Royaume-Uni innove pour décourager les immigrants : une péniche flottante pour demandeurs d’asile

Toutefois, il convient de préciser que les juges ont déclaré qu’une politique d’expulsion des demandeurs d’asile vers un autre pays jugé sûr n’était pas en soi illégal.

Le gouvernement conservateur n’abandonne pas

Pourtant, le gouvernement de Monsieur Sunak ne semble pas vouloir abandonner ce projet si facilement. Il a annoncé son intention de contester la décision de la Cour suprême du Royaume-Uni et il a jusqu’à fin juillet pour interjeter l’appel. Il s’est engagé à arrêter les bateaux contenant les migrants. Notons que plus de 45000 personnes sont arrivés en Grande Bretagne en traversant la Manche en 2022.

Les enjeux liés à ce projet de loi

Outre les questions de sécurité, une étude d’impact économique a révélé que le renvoi de chaque demandeur d’asile vers le Rwanda coûterait 63 000 livres sterling de plus que de les maintenir au Royaume-Uni.

Il est important de souligner que cette politique fait suite à d’autres projets controversés envisagés par le gouvernement britannique, tels que l’envoi des migrants sur l’île volcanique d’Ascension, au milieu de l’océan. Ensuite, au Kenya et puis au Ghana. Ce dernier projet, dirigé par Boris Johnson a également été critiqué et abandonné.

En fin de compte, le projet d’envoyer des demandeurs d’asile vers le Rwanda suscite des débats passionnés et soulève des questions sur l’éthique et l’efficacité de telles politiques d’immigration. Alors que la bataille juridique continue, l’avenir de cette politique reste incertain, laissant de nombreux migrants et défenseurs des droits de l’homme dans l’attente d’une issue. Une fois de plus, la situation interpelle les Africains à rester chez eux et à développer leurs pays en usant de leurs multiples ressources.

Totalement inspiré de la vidéo de Zack Mwekassa

 

Reports

Découvrez le passionnant monde des articles présentés par Zack Mwekassa, une figure emblématique de la boxe et du kickboxing ! Plongez-vous dans un univers captivant où chaque texte est une fenêtre ouverte sur des sujets variés, allant de la géopolitique africaine aux questions de vie et de société.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page