Abdoulaye Diop réaffirme la solidarité de l’AES avec le Niger après l’incursion à l’aéroport de Niamey

Lors d’une réunion ministérielle au Mali, le chef de la diplomatie malienne a défendu la coordination de la Confédération des États du Sahel et exprimé son soutien aux autorités nigériennes.
La Confédération des États du Sahel (AES) entend renforcer sa coordination diplomatique et sa solidarité politique face aux défis sécuritaires. Réuni au Mali avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger, Abdoulaye Diop a réaffirmé le soutien des États membres aux autorités et au peuple nigériens, après une tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Le ministre malien a présenté cette solidarité comme l’expression d’un engagement commun entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a également insisté sur la volonté des trois pays d’harmoniser leurs positions sur les grands sujets internationaux et de faire entendre une voix commune dans les forums internationaux.
Une solidarité réaffirmée après l’incursion à Niamey
Dans son intervention, Abdoulaye Diop a évoqué une tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani, survenue peu avant la réunion ministérielle. Il a déclaré que le Niger avait repoussé cette attaque, tout en adressant ses condoléances aux familles endeuillées et ses vœux de rétablissement aux blessés.
Il a surtout exprimé une « pleine et entière solidarité fraternelle » avec les autorités et le peuple du Niger. Cette prise de position s’inscrit dans le cadre de la coopération recherchée par la Confédération des États du Sahel, dont les membres mettent en avant la défense de leur sécurité, de leur stabilité et de leur souveraineté.
Le propos ne détaille ni les circonstances de l’incursion, ni l’identité des personnes impliquées, ni un bilan chiffré. Il souligne toutefois que les autorités nigériennes ont fait face à l’attaque et que les conséquences humaines ont conduit à des condoléances et à un message de soutien aux blessés.
La diplomatie, un pilier central de la Confédération AES
Pour Abdoulaye Diop, la diplomatie occupe une place importante dans la feuille de route de la Confédération AES. Cette orientation fait suite aux directives formulées par le collège des chefs d’État, lors de sa deuxième session tenue à Bamako le 23 décembre 2025.
Selon lui, ces directives ont été traduites en actions, objectifs et activités afin de poursuivre les ambitions confédérales. L’objectif affiché est de consolider la fraternité, la solidarité et la complémentarité entre les trois États.
Le ministre a déclaré que la Confédération s’exprime désormais d’une seule voix lors de forums internationaux et à l’occasion d’événements géopolitiques majeurs. Il a également fait état d’une harmonisation progressive des positions nationales sur de nombreuses questions internationales.
Cette recherche de positions communes est présentée comme une réponse aux attentes des populations des trois pays. Elle doit aussi permettre, selon les autorités de l’AES, de renforcer la capacité de la Confédération à défendre ses choix politiques et diplomatiques.
Des accusations d’ingérences extérieures attribuées aux autorités de l’AES
Abdoulaye Diop a décrit un contexte marqué, selon lui, par des interférences et des ingérences extérieures. Il a estimé que ces facteurs entravent la conduite du projet commun des États membres de l’AES.
Il a aussi affirmé que les attaques terroristes visant l’espace confédéral s’inscrivent dans des enjeux géopolitiques. Dans son discours, il a attribué à des « sponsors étatiques étrangers » un rôle de soutien à des coalitions terroristes, sans nommer d’État ni fournir de précisions sur les éléments étayant cette accusation.
Le ministre malien a soutenu que ces acteurs chercheraient à déstabiliser les institutions nationales et à renverser les autorités en place. Il a relié cette hostilité présumée aux revendications de souveraineté portées par les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme un relais médiatique favorable aux coalitions terroristes, dans un contexte qu’il qualifie de guerre informationnelle. Ces appréciations relèvent de la position exprimée par le ministre malien au nom de la dynamique confédérale.
Une vision qui dépasse les crises sécuritaires
Au-delà des enjeux sécuritaires, Abdoulaye Diop a défendu une vision de l’AES comme un espace de dignité, de paix, de stabilité et de prospérité partagée. Il a insisté sur le fait que la Confédération ne devait pas être réduite à une succession de crises.
Il a mis en avant les ressources naturelles et humaines des trois pays, leur résilience, leur capacité d’adaptation ainsi que leur ouverture au monde. Ces éléments sont présentés comme des atouts susceptibles de soutenir un développement harmonieux de l’espace confédéral.
Le ministre a également évoqué des réformes ambitieuses, l’amélioration de la gouvernance, un cadre d’investissement plus attractif et plusieurs chantiers d’infrastructure et de désenclavement. Il a cité des réalisations ou domaines d’action concernant notamment l’éducation, la santé, la culture, le sport et l’intelligence artificielle.
Ces priorités témoignent de la volonté affichée par les autorités de l’AES d’associer sécurité, coopération diplomatique et développement. Elles reposent aussi sur une coordination accrue entre les administrations et les responsables des trois États.
La coordination entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger
La réunion a rassemblé les ministres des Affaires étrangères des trois pays membres. Abdoulaye Diop a salué la présence de Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, ainsi que de Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’extérieur.
Il a conclu en réaffirmant un engagement partagé avec le Burkina Faso et le Niger pour renforcer la coordination diplomatique à tous les niveaux de responsabilité. Cette coopération est présentée comme un instrument essentiel pour maintenir l’unité et porter les objectifs de la Confédération des États du Sahel.
FAQ
Quel soutien Abdoulaye Diop a-t-il exprimé au Niger ?
Il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées, souhaité un prompt rétablissement aux blessés et réaffirmé la solidarité fraternelle de l’AES avec les autorités et le peuple nigériens après la tentative d’incursion à l’aéroport de Niamey.
Quel rôle la diplomatie joue-t-elle dans l’AES ?
Selon Abdoulaye Diop, la diplomatie est un pilier important de la feuille de route confédérale. Elle vise notamment à harmoniser les positions du Mali, du Burkina Faso et du Niger, afin qu’ils puissent défendre des positions communes à l’international.
Quels objectifs de développement sont évoqués pour l’AES ?
Les objectifs cités comprennent le développement des infrastructures, le désenclavement, l’éducation, la santé, la culture, le sport, l’intelligence artificielle, l’amélioration de la gouvernance et la création d’un cadre d’investissement attractif.



